Résumé de l’homélie du Père Erwan Delahaye (15 mars 2026),
En ce 4ème dimanche de Carême, dit dimanche de la joie, la lumière de la liturgie vient colorer de rose le violet de notre pénitence. À mi-chemin vers Pâques, la Parole de Dieu nous invite à une véritable guérison du regard.
Le regard de Dieu vs le regard des hommes
Comme nous le rappelle la première lecture, « l’homme regarde l’apparence, mais le Seigneur regarde le cœur ». L’Évangile de l’aveugle-né illustre ce basculement : alors que les disciples cherchent un coupable au malheur et que les Pharisiens s’enferment dans leurs certitudes, Jésus, lui, voit une occasion de manifester les œuvres de Dieu.
Dieu ne veut pas le mal, mais Il accepte d’y descendre.
Jésus déconstruit l’idée d’un Dieu punisseur. La maladie ou l’épreuve ne sont pas des châtiments, mais le lieu où Dieu vient se tenir à nos côtés. En prenant sur Lui la souffrance de l’humanité, le Christ devient cette « Lumière du monde » qui nous rend notre dignité d’enfants de Dieu.
Devenir « enfants de lumière »
Le véritable aveuglement n’est pas celui des yeux, mais celui du cœur qui refuse d’admettre sa fragilité. Pour voir les merveilles de la miséricorde, nous devons accepter que nos propres forces soient limitées. C’est alors que, lavés aux eaux du baptême, nous pouvons suivre l’appel de saint Paul : « Conduisez-vous comme des enfants de lumière ».
