Le Mercredi des Cendres marque l’ouverture d’un itinéraire de quarante jours vers le cœur de notre foi : la Mort et la Résurrection de Jésus Christ. Mais comment vivre ce temps sans en faire une simple liste de "performances" religieuses ?
Le Carême n’est pas un exploit
Le Carême ne consiste pas à accumuler des "exploits" de volonté. Les trois piliers — l’aumône, la prière et le jeûne — ne sont pas des obligations morales pesantes, mais des sentiers de bonheur. Ils dessinent un chemin pour retrouver notre identité profonde d’enfants bien-aimés de Dieu.
Devenir ce que nous sommes
En pratiquant ces piliers, nous imitons Dieu lui-même :
- L’aumône, car Dieu donne à pleine main.
- La prière, car Dieu nous attend dans le silence du cœur.
- Le jeûne, car le Christ s’est dépouillé de tout sur la Croix par amour.
"Déchirez vos cœurs et non pas vos vêtements"
Le péché est un oubli : l’oubli volontaire de l’amour de Dieu et de l’amour. Le rite des cendres nous replace face à notre fragilité avec humilité, mais sans peur. Si le chemin est exigeant, nous n’y sommes pas seuls : Dieu et toute l’Eglise nous y accompagnent. C’est "maintenant le moment favorable" pour revenir à la Source et laisser la Miséricorde réparer en nous la ressemblance divine.
Bon et saint Carême à tous, en marche vers la joie de Pâques !
En bref, pour ce Carême
- L’objectif : Ne pas viser la performance, mais la conversion du cœur.
- L’esprit : Redécouvrir notre identité d’enfants bien-aimés du Père.
- L’action : Pratiquer l’aumône, la prière et le jeûne comme des moyens de ressembler davantage au Christ.
- La promesse : Dieu marche à nos côtés sur ce chemin qui mène à la Vie.
Curé de la paroisse Saint Jean-Paul II
